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Une loi contre internet (+1)

Nous est proposée depuis hier une nouvelle loi pour nous protéger du méchant internet, qui, nous le savons tous, a inventé en moins de 20 ans, le terrorisme, le banditisme, la piraterie et la pédophilie.

Cette loi semble vouloir condamner pénalement tous les internautes visitant régulièrement des sites extrémistes. Bien, bien, bien! Dans l’émotion des évènements, ce genre d’annonce a tendance à attirer la sympathie de l’électeur, mais la ficelle est cette fois encore plus énorme que d’habitude.

Pourquoi? Pour deux raisons, au moins…

Parce que pour savoir qu’un internaute visite régulièrement des sites extrémistes, il faut décider de surveiller tout le trafic de l’internaute en question. Et par voie de conséquence, il faut surveiller le trafic de tous les internautes. C’est un cas évident du syndrôme de “tentation du Big Brother”.

Parce que ou le site est illégal et il doit être fermé, ou alors il ne l’est pas et en quoi serait-il possible de condamner pénalement des internautes consultant un site légal. C’est du déli d’opinion, non?

Ce genre de mesure n’a pas vraiment de chance d’aboutir et il s’agit là d’une proposition électoraliste pensée sur un coin de table probablement par un quelconque conseiller omnipotent. Mais il s’agit tout de même d’un coup de boutoir pour faire accepter au citoyen la surveillance généralisée du net.

Ne baissons pas la garde et battons nous pour un internet libre!

Site d’information reflets.info
La quadrature du net

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A l’heure du twitte…

A l’heure où l’information du soir efface l’information du matin, lire XXI est un vrai petit bonheur.
Qu’est-ce que XXI? Une revue, un trimestriel passionnant.
XXI se vend en librairie.
XXI prend le temps de dire, d’expliquer, de questionner.
XXI n’utilise aucune hypothèse simplificatrice.
XXI a une marque de fabrique journalistique basée sur le principe d’Albert Londres: « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie.»

XXI est bien plus célèbre que ce modeste blog, mais j’avais envie de partager ma découverte.

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Le monde tousse…

Fabio est un pizzaïolo avec service de livraison à domicile réputé sur Paris dans le 12eme arrondissement. Il a de l’ambition, il veut ouvrir une pizzeria dans le 13ème arrondissement basée sur le même modèle. Il recherche un local, il va voir son banquier, pèse le pour le contre, vérifie sa situation financière et constate que son affaire sera rentable un an plus tard, le temps d’effectuer les travaux, monter l’installation. Pour amortir l’investissement, Fabio a tout intérêt à commencer à trouver des clients sur place dès la signature du bail, les livrer depuis le 12ème arrondissement le temps des travaux, afin de monter plus rapidement en puissance à l’installation finale.
Quelques années plus tard, l’entreprise de Fabio a très bien fonctionné, ses méthodes commerciales ont été créatives, son entreprise de pizza est devenue un grand groupe qui au fil des années, au grés de stratégies nouvelles est devenue un laboratoire pharmaceutique très puissant. Aujourd’hui, Fabio est à la retraite, son fils, Giaccomo a pris sa succession. L’entreprise investit dans la construction d’une usine d’anti-grippaux à hauteur de 100M€ en Hongrie avec un partenariat avec le ministère de la santé du pays. Comme depuis toujours, il a intérêt à trouver des clients sur place, en plus de ceux habituels afin de rentabiliser l’investissement colossal que représente cette construction. Giaccomo a de bonnes relations avec le ministre de la Santé, qui joue bien au golf. Ils sont partis à plusieurs reprises ensembles lors des négociations pour l’implantation de l’entreprise. Le ministre aime beaucoup l’île Maurice, il a apprécié les invitations, l’hospitalité de Giaccomo, ils ont sympathisé, sa femme est agréable et intelligente, ses enfants très drôles. L’autre jour, juste après la signature du contrat, ils ont ri d’un cas étrange de décès par infection bactérienne suite à un virus grippal dans une province du pays.

Mais fallait-il en rire, vraiment?

Giaccomo attend le lendemain, lorsque ils sont loins de femmes et enfants pour ne pas les inquiéter, sur le trou 12, pour évoquer le sujet de ce cas de grippe. Il faut absolument informer les services de santé du pays, ce peut être une pandémie qui démarre, cela ressemble aux hypothèses envisagées par les laboratoires. Les jours se passent, et à bien y chercher, on trouve plusieurs autres cas comme celui-là dans le pays. Giaccomo prend l’information très au sérieux et d’un ton solennel annonce au ministre de la Santé, son ami, que la pandémie guette. Il faut agir. Organiser la communication pour informer et ne pas inquiéter. Le ministre en difficulté sur deux autres dossiers n’a pas envie de mal gérer la situation de crise qui s’est enclenchée.

Compte tenu de la situation, 12 jours plus tard, l’état signe avec l’entreprise une commande de 20 millions de doses d’anti-grippaux. C’est un pur hasard, mais cela permet de provisionner quelques rentrées d’argent pour l’investissement dans l’usine.

AVERTISSMENT: ce petit texte est une pure fiction. Ce que vous lirez sur ce lien n’a sûrement rien à voir.

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Encart publicitaire du gouvernement.

Pourquoi le gouvernement utilise-t-il des encarts publicitaires dans la presse écrite pour promouvoir ses réformes et communiquer sur sa volonté d’avancer? Promouvoir un produit quand on est une entreprise est-il du même ordre que défendre une politique quand on est un gouvernement? Les réformes, si elles sont utiles, ne doivent-elles pas être éprouvées au quotidien par les citoyens? Encore, faut-il qu’elles les concernent, mais si ce n’est pas le cas, ces réformes ne doivent-elles pas être éclairées, mises en perspective par une presse indépendante, puis enfin interrogées par le citoyen, lui-même et confrontées à ses choix politiques? Quand on sait que grand nombre de quotidiens par leur mode de distribution sont, de fait, en train de devenir des gratuits, leur financement par un appareil gouvernemental ne met-il pas encore plus en question leur indépendance?

Je m’interroge sur le glissement que fait opérer à notre société l’exercice de communication permanent auquel, quotidiennement, tous nous nous prêtons.

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